27/07/2026

Florian Diliberto : « Carqueiranne ne se sent plus en sécurité »

Lors d'une réunion le 11 décembre tenue dans le cadre des prochaines élections municipales, Florian Diliberto a présenté les grands axes de son programme.…

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 12 janvier 2026 Lecture : 4 min
Florian Diliberto : « Carqueiranne ne se sent plus en sécurité »
Florian Diliberto : « Carqueiranne ne se sent plus en sécurité »© La Gazette du Var
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À cette occasion, il était accompagné de Stéphane Rambaud, député de la 3ème circonscription et Franck Giletti, député de la 6ème circonscription et responsable départemental du RN. CONCEPTION ÉTRANGE DE LA DÉMOCRATIE Avant de présenter son programme devant 200 personnes, il a resitué le contexte de cette réunion en toute transparence : « J'ai bien reçu une réponse de la mairie concernant notre demande de salle communale mais à cinq jours de notre réunion.

Florian Diliberto : « Carqueiranne ne se sent plus en sécurité »

Et pour nous dire quoi ? Que c'était refusé pour des raisons de sécurité. Cinq jours avant.

Après des semaines de silence et avec un motif pour le moins surprenant. Si la sécurité était un enjeu réel, pourquoi ne pas l'avoir signalé plus tôt ? Pourquoi ne pas avoir proposé d'alternative ?

Pourquoi ne pas avoir cherché une solution pour permettre un débat démocratique normal ? Quand j'entends le maire invoquer la sécurité pour refuser une salle, ça me fait un peu sourire. Parce que parler de sécurité, au vu de son bilan, ce n'est pas le sujet sur lequel il est le plus crédible.

Est-ce ainsi que l'on doit traiter une opposition républicaine ? Est-ce l'idée qu'on se fait du pluralisme, du respect, du dialogue, du jeu démocratique ?

Heureusement qu'à Carqueiranne, il existe encore des familles comme les Matyasy. Des familles qui ouvrent leurs portes quand d'autres les ferment. Des gens qui pensent au village avant de penser à la politique. Parce que si nous sommes ensemble, c'est aussi et, peut-être surtout, grâce à eux », a insisté le jeune candidat RN.

LA SÉCURITÉ, PRIORITÉ NUMÉRO 1 Revenant au cœur de son sujet, il a lancé : « Ce 11 décembre, ce n'est pas seulement une campagne qui commence. C'est une génération qui en rejoint une autre. Celle qui a bâti Carqueiranne et celle qui veut la relever, la protéger, la faire vivre encore.

C'est un passage de relais. Un hommage à ceux qui ont transmis, et une main tendue à ceux qui vont construire. Carqueiranne, c'est ça.

Une histoire qui continue, d'une génération à l'autre, d'un cœur à un autre ».

Florian Diliberto : « Carqueiranne ne se sent plus en sécurité »
Florian Diliberto : « Carqueiranne ne se sent plus en sécurité »

Puis, il a abordé les préoccupations des habitants : « Nous vivons dans un joyau. Mais c'est un joyau qu'on n'entretient plus assez. Et, ce n'est pas moi qui le dis, c'est vous, dans les plus de 400 retours du questionnaire citoyen.

450 Carqueirannaises et Carqueirannais qui ont pris le temps d'écrire, d'expliquer, de raconter leur quotidien, leurs colères, leurs attentes, leurs espoirs. Et les résultats sont sans appel. La sécurité est la préoccupation numéro 1 des habitants selon 78 % des habitants.

C'est presque 8 personnes sur 10. Un chiffre écrasant. Un chiffre qui ne laisse aucune place au déni.

Un chiffre qui dit la vérité que certains refusent de voir. Carqueiranne ne se sent plus en sécurité.

Vous nous avez parlé des véhicules incendiés, des rodéos, des dégradations, des tensions autour de l'école de voile, des incivilités répétées et de ce sentiment diffus mais réel : « Ce n'est plus le Carqueiranne d'avant ». Ces 78 %, ce n'est pas un sondage. C'est un constat.

C'est un avertissement. C'est un appel. Et cet appel, nous l'entendons.

Et nous y répondrons !

Puis, Florian Diliberto a également évoqué la question du commerce de proximité en centre-ville. Toujours selon les retours de son questionnaire, 60 % des habitants en font une priorité urgente. Plus d'un Carqueirannais sur deux nous a dit : « Redonnez-nous un village vivant », « Redonnez-nous une place dynamique », « Redonnez-nous un centre-ville où l'on a envie de se promener ».

Vous nous avez parlé des commerces qui ferment, d'un manque de cohérence dans les aménagements, d'une place qui a perdu son âme, d'un cœur de ville qui ne joue plus son rôle. Et derrière ces chiffres, il y a une réalité très simple car un village meurt toujours par son centre. Et, un village renaît toujours par son centre.

C'est ce que nous proposons de réanimer, de repenser, de redonner de la vie, de remettre du lien, de recréer un vrai cœur battant ».

MANDAT PARTICIPATIF Enfin, un message revient dans presque chaque questionnaire : « On veut être écoutés. » Pas seulement informés. Pas seulement consultés.

Écoutés. Ce questionnaire le prouve. Les habitants veulent une mairie qui échange, qui répond, qui explique, qui associe la population à grande décision.

Et, c'est l'essence de notre démarche avec un mandat participatif, transparent, ouvert.

Un mandat où chaque Carqueirannais a sa place. Carqueiranne veut un changement. Carqueiranne veut un cap. Carqueiranne veut une équipe qui écoute, et une équipe qui agit. Et c'est exactement ce que nous voulons incarner », conclut, optimiste, Florian Diliberto.

Photos Philippe OLIVIER.