27/07/2026

« Le jour se lève », un spectacle entre danse, chant et comédie musicale

Installés dans le Var depuis six ans, Jean-Pierre Savelli et son épouse Sandry ont transformé leur association « Le jour se lève » en un véritable foyer…

PBPar Pierre BEGLIOMINI Photos Philippe OLIVIERJournaliste 15 mai 2026 Lecture : 3 min
« Le jour se lève », un spectacle entre danse, chant et comédie musicale
« Le jour se lève », un spectacle entre danse, chant et comédie musicale© La Gazette du Var
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Danse, chant, comédie musicale, enregistrements studio, ateliers intergénérationnels. Le dimanche 28 juin, leurs 80 élèves montent sur la scène du Zénith de Toulon pour un spectacle ambitieux mêlant disciplines, émotions et énergie collective.

« Le jour se lève », un spectacle entre danse, chant et comédie musicale
« Le jour se lève », un spectacle entre danse, chant et comédie musicale

Rencontre avec un duo qui a fait de la transmission un art à part entière. Ils répondent aux questions de La Gazette du Var.

Comment se prépare ce grand rendez-vous du 28 juin ? Jean-Pierre SAVELLI.

C'est un travail de longue haleine. Nos cours ont lieu tous les lundis soir pendant deux heures, mais la réalité, c'est que nous travaillons aussi les samedis et dimanches, chez nous ou à la salle Telluzzi, à la Valette. Cette année, Robert Albergucci, le patron du Zénith de Toulon, nous met à disposition une salle de 400 places.

On répète dès le samedi 27 juin, et le dimanche 28 à 17 h, tout le monde sera sur scène. On sera environ 80, enfants, ados, adultes... C'est un vrai défi, mais l'énergie est incroyable.

Tu diriges toute la partie danse. Quelles disciplines seront représentées ?

SANDRY. Beaucoup ! La zumba, le modern jazz, le contemporain, le lady style, le cabaret, le burlesque...

J'aime mélanger les genres. Le lady style, par exemple, se danse sur talons, mais je l'adapte pour qu'il reste élégant, accessible et valorisant. Ce sont des femmes de 30 à 60 ans qui découvrent leur féminité, leur confiance.

Certaines n'avaient jamais dansé avant. En trois ans, la progression est énorme. Elles se surprennent elles-mêmes.

Et les plus jeunes ?

SANDRY. Ils sont très investis. Certains ont 6 ou 7 ans et montent sur scène pour la première fois. D'autres, à 8 ou 10 ans, chantent, dansent, jouent. On voit des enfants timides qui, au fil des mois, prennent de l'assurance. C'est magnifique à observer. La deuxième partie du spectacle est consacrée à Starmania.

Pourquoi ce choix ? JPS.

Parce que tout le monde connaît Starmania. Les élèves, les parents, le public... C'est un répertoire qui parle à toutes les générations.

Nous avons réorchestré 14 chansons. Les gens n'entendront pas "Ziggy" ou "La serveuse automate" comme en 1978. Ce sont de nouvelles versions, plus actuelles, plus dynamiques.

Et, surtout, les chœurs sont enregistrés par les élèves eux-mêmes dans mon studio. C'est un vrai plus. Ils entendent leur voix dans le spectacle, ça les valorise énormément.

Votre association fonctionne différemment d'une école classique ?

JPS.

On veut que les élèves vivent ce qu'ils voient à la télé. On ne dit pas "école", on dit "ateliers". Pour moins de 400€ par an, ils ont deux heures de cours chaque lundi, les répétitions du week-end, les enregistrements studio...

À Paris ou Marseille, ce serait plus de 1 000€. Nous, on veut que les gens s'amusent, qu'ils progressent, qu'ils vivent une vraie expérience artistique. On ne parle pas de « The Voice » ou de « Star Academy ».

Ici, on ne cherche pas des stars. On cherche le plaisir, le partage, la progression. Et vous êtes entourés de professionnels.

JPS.

Oui, et ça compte. Les élèves savent que Sandry continue de se former à Paris, dans des stages internationaux avec Yanis Marshall, chorégraphe et spécialiste de la danse sur talons et du street jazz. Ils savent que je suis encore en télé, en concerts, en tournages.

Ça les motive. Ils se disent : "On apprend avec des artistes qui travaillent vraiment." Et ça change tout.

L'écran géant est devenu un élément central de vos spectacles ?

JPS.

Absolument. Notre fille Lola, qui termine ses études d'audiovisuel à Paris, réalise toutes les images. Elle crée des clips, des montages, des ambiances visuelles pour chaque chanson.

Pour "La serveuse automate", elle part dans ses idées, elle ne reprend pas les clips officiels. Elle invente. L'écran géant est devenu incontournable.

Ça donne une dimension professionnelle au spectacle. Avec ses 80 participants, ses chorégraphies ambitieuses, ses orchestrations inédites et son écran géant animé par Lola, le spectacle « Le jour se lève sur Starmania » s'annonce comme l'un des grands rendez-vous artistiques de l'été toulonnais.

Plus qu'un spectacle, c'est une aventure humaine, familiale et collective, portée par deux artistes qui ont fait de la transmission leur plus belle scène.

Propos recueillis par Pierre BEGLIOMINI Photos Philippe OLIVIER.